![]() On le connait bien sur à travers son rôle dans la série P.J mais Jalil Naciri est un homme aux multiples casquettes. Cet enfant de Saint-Ouen qui a fait ses débuts de comédien au théâtre alors qu'il n'avait pas encore 18 ans est aujourd'hui un acteur et un auteur confirmé. Il nous dévoile ses projets et ceux du mouvement Alakis’ dont il est le fondateur. Jalil, votre filmographie fait de vous un acteur confirmé mais vous êtes également auteur de nombreux projets... Je travaille actuellemennt sur de nombreux projets encore en preparation et d’autres au stade d'écriture. Plusieurs courts et moyens métrages et également une adaptation pour le cinéma de la pièce "Les lascars du Showbizz" que j'ai écrit et que nous avons joué en 2003 au théâtre Jean Vilar de L'Île-Saint-Denis et qui a rencontré un succes certain. Je suis également à l'affiche de "Taken" (sortie 27 Février 2008, production Luc Besson) aux côtés de Liam Neeson (La Liste de Schindler). L'univers de vos films et de vos pièces est ancré dans l'ambiance Funk /soul des banlieues des années 70-80. C'est d'ailleurs le maître mot de votre maison de production Alakis’ productions ? Oui, c'est tout l'héritage artistique de cette époque que nous essayons de porter à la fois à l'image comme dans le son. Le patrimoine des banlieues est riche et nous avons créé d’abord l’association puis la maison de prodution dans le but d'offrir un vrai élan à ce mouvement et afin de nous donner les moyens de matérialiser cette créativité. Comment fonctionne Alakis’ productions? Nous avons deux axes de travail mais un seul but. Alakis’productions produit à la fois des réalisations cinématographiques des artistes qui suivent le mouvement Alakis’ et un groupe de musique de 16 mmusiciens d’une part et l’association qui travaille sur le terrain dans un but socio-culturel d’autre part. Nous sommes au service de tous habitants de l’Ile Saint-Denis qui s’interessent au travail de l’image et du son. Nous les accueillons, nous animons des ateliers d’initiation à l’écritre scénaristique, l’éductation à l’image et au travail de post production. C'est dans ce contexte que vous préparez la deuxième édition du festival Alakis’Land les 30, 31 Mai et 1er Juin prochain... Oui. Ce festival à une vraie mission sociale et culturelle. Ce sera une grande fête populaire de l'héritage urbain à travers des projections de films et des artistes qui partages les valeurs du patrimoine artistique local avec cette touche “ à l’ancienne” qui nous caractérise. Par ailleurs, et toujours dans cette démarche d'éducation à l'image, la matinée du Vendredi 30 Mai sera réservée aux scolaires et nous projetterons ce matin là, des films d’un grand réalisateur français. Quel soutient avez-vous reçu pour monter cette grande manifestation? Beaucoup de soutiens privés sont à l'origine de la faisabilité de ce festival notamment l'entreprise Mediastand installée à Pantin . Mais je tiens tout particulièrement à remercier la ville de l'Île-Saint-Denis qui nous a suivi sur la première edition et qui renouvelle son engagement cette année. Festival Alakis’ Land 2008 “Les films de voleurs” 30, 31 Mai et 1er Juin 2008 L'île-Saint-Denis (93) www.alakis.com |





